Roman de jean-Claude Guillermain



 


NE PERTURBE PAS LE RÊVEUR...


VOYAGE AVEC LUI..!



SYNOPTIQUE DE L'AUTEUR


J.C.G. a écrit de nombreux articles; thème de prédilection: la défense de la qualité de vie et comment réduire la pollution des véhicules routiers.


En 1976, il partit en Argentine où il résida 7 ans.

Après la guerre des Malouines, J.C.G. rentra en France, mais avant de partir de Buenos-Aires, il promit une carte postale de France à une jeune fille rencontrée dans un autobus. Il envoya la carte postale et il eut un échange de courrier.

En 1986, J.C.G. retourna en Argentine pour vivre avec cette jeune fille, dans une zone sans terrorisme; sans pollution biologique et chimique : virus, bactéries; arsenic, nitrate; retombées radioactives : strontium 90, césium 137; sans interventions militaires; sans risques telluriques : tremblements de terre, inondations, tornades, typhons.



RESUME


Ce roman raconte pourquoi, quand, où et comment Louis notre héros qui se trouve sur une autre planète:

- rencontra des êtres venus d'ailleurs : Marcos, Baba, Laeticia et Elda;

- aima passionnément une femme originaire du pays de ses amis Marcos, Baba, Laeticia et Elda, mais elle disparut.

- décida de rentrer chez lui après une bataille pour ramener à la nation des îles où soufflent les vents australs.

  • voulut fonder une dynastie dans un petit coin de forêt, situé entre 53° 50' et 51° Ouest et 27° et 27° 01' Sud, de cette belle planète bleue : Selon ses calculs, ce lieu était un paradis, où brillaient les étoiles, où le mensonge n’existait pas, où s'épanouissait l'arbre à pain ainsi que toutes les vies parce que l'eau des rivières y était pure et claire comme le diamant..


PREFACE


« Ne perturbe pas le rêveur! Voyage avec lui", le premier roman de J.C.G., mêle le réel et la fantaisie , chez un personnage qui improvise sa vie au gré des rencontres du jour.


Page après page , le lecteur oublie le temps et l'espace. Tout devient possible. Ce n'est pas cependant que toutes les aventures de l’auteur tiennent uniquement à son caractère hyperactif.

J.C.G., franchit parfois la frontière entre excentricité, utopie et délires : Il ne s'agit pas d'un traité de sociologie et de psychologie. Louis, héraut et héros du roman, permet à J.C.G., d'essayer de trouver sous le couvert de ses aventures des remèdes à l'individualisme forcené, au manque de civilité et aux divers dérapages du 21ème siècle...















Pour Candida et ses filles, Margarida et Joana.

Pour tous les écologistes et tous les utopistes.

Pour la plasticienne EMCO et ses Fentes.

Pour ceux qui défendent les libertés.

Pour tous les êtres que j'aime.

Pour Anne Marie




"Observe l'homme irréprochable et ne perd pas de vue l'homme droit, car l'avenir de cet homme sera pacifique. Mais les transgresseurs seront assurément anéantis ensemble, l'avenir des méchants sera bel et bien retranché."

Psaume 37:37, 38.



"Les écosystèmes naturels existent comme des tissus, des réseaux d'éléments entrelacés qui sont multidirectionnels et non linéaires. Ils suivent des cycles propres et se régulent eux-mêmes par un processus de rétroaction en boucle. Ce feed-back induit un apprentissage."

J. REDFIELD.



"Les conditions nécessaire pour l'existence de la paix et de la joie

est la conscience que la paix et la joie sont à notre portée."

THICH NHAT HANH.



"Changer de vie n'est pas une opération bénigne. Réalisée sans certaines précautions, les conséquences peuvent se révéler douloureuses."

A. OGER.



"Le difficile prend du temps, l'impossible un peu plus."

H. WEISMANN.



"L'effort de la volonté individuelle ne peut vraiment porter des fruits, que si cette volonté aspire en même temps à un ordre supérieur ou plus vaste.

P. NOVAK.



"C'est... l'amour qui fait le mortier

Et c'est l'amour qui a empilé ces pierres

Et c'est l'amour qui a fait ce décor

Bien qu'il semble que nous soyons seuls"

Wilcox, "Show the way"






TABLE DES TEXTES



Résumé 001

Synoptique de l'auteur. 001

Préface 001

Dédicaces 002

Table des textes 003



Première partie


Romances


4,01: Quatre bipèdes humains en villégiature sur la planète bleue et blanche.

4,02: Louis fit sa valise.

4,03: Louis aperçut quelqu'un qui gisait dans une mare de sang.

4,04: Il imaginait ses seins collés contre son torse.

4,05: Monique.

4,06: Regarde M'sieur cette pépite d'or.

4,07: Louis se mit de nouveau en quête d'un emploi.

4,08: Ce qui se vend, ce sont des photos de femelles aguichantes.

4,09: Missiles Exocet MM38 contre AA Sidewinder de nouvelle génération.

4,10: Une exclamation de mauvais goût fendit l'air.

4,11: Marizeth voulait absolument faire l'amour.

4,12: L'invasion à l’aube du 25/10/2583 sur l'île Grenadine

4,13: Un noir, torse nu, posa la pointe d'un couteau de pêche sur son estomac.

4,14: Louis embrassa sa maman, se contenant pour ne pas pleurer comme elle,

4,15. Le jour où ils n'auront plus rien à manger, ils pourront toujours manger les chats !



Deuxième partie


Utopie


4,16: Comment Kenrique en était arrivé à se prostituer.

4,17: Strontium 90, Césium 137.



Troisième partie


Rêve


4,18: La propriétaire demanda à Louis combien d'hectares de forêt il voulait.

4,19: Louis assura bien son sac à dos et vérifia la sécurité de la détente de son pistolet.

4,20: Certaines plantes aussi se comportaient de manière intelligente.



Notes






Première partie


Romances


4.01: Quatre bipèdes humains en villégiature sur la planète bleue et blanche.


Un dimanche après-midi, quatre bipèdes humains, un homme et trois femmes, d'une vingtaine d'années, font du stop sur une route située à l'intersection de la latitude 48° 55' Nord et de la longitude 2° 06' Est, sur une merveilleuse troisième planète d'un système solaire récent, laquelle, observée de l'espace, présente un ciel bleu et des nuages blancs.


Cette planète qui s'est formée en une centaine de millions d'années, tourne autour d'un soleil, en trois cent soixante-cinq jours. Son centre est constitué d'un géoréacteur d'environ 8 kilomètres de diamètre. Elle est en outre animée d'un mouvement de rotation sur elle-même, accomplie en 24 heures. (durée du jour solaire moyen par rapport au repère extérieur et pratiquement immobile que représentent les étoiles.) La rotation, dite sidérale, s'accomplit en quelques minutes de moins, soit en 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Son axe de rotation sur le plan orbital étant incliné de vingt-trois degrés et quarante minutes sur le plan de l'écliptique, cette planète n'est pas toujours orientée de la même façon par rapport à l'illumination solaire, et grâce à cette inclinaison idéale, elle a des saisons : Printemps, Été, Automne et Hiver, comme la Terre (une planète exactement similaire, située dans une autre galaxie, qui avait permis le développement de la vie ( plantes, animaux, êtres humains) mais aussi celui des virus.


Au sortir d'un château dont la construction fût ordonnée par un autre Louis après 2360 1 , Louis, conducteur d'un cabriolet blanc bringuebalant voit les quatre auto-stoppeurs, met le clignotant pour signaler qu'il se gare ; freine, arrête le moteur, ouvre la portière, descend, fait le tour du cabriolet et s'adresse à l'homme :

- Où allez-vous ?

- No comprendo ! (répondit l'homme)

Louis s'exprima par mimiques, ils s'aidèrent d'un papier et d'un crayon pour dessiner la carte de la région: Louis comprit ainsi qu'ils allaient à Sirap, la capitale de la république Farna. Louis leur fit comprendre que dans ce cabriolet il ne pouvait transporter jusqu'à leur hôtel, que trois adultes,. (à cause de l'assurance)

- « Entiendo perfectamente, puedes llevar a las mujeres » dit l'homme.

Louis les déshabille d'un regard furtif puis demande leurs prénoms.

Il fait asseoir Laetitia et Elda sur les sièges arrière et Baba à l'avant, s'assoit, ferme sa portière, boucle sa ceinture et celle de Baba, regarde quelques voyants sur le tableau de bord en bois vernis, tourne la clef de contact, lance le démarreur, pose le pied sur la pédale qui règle la vitesse du moteur, regarde le rétroviseur, met le clignotant, et appuyant légèrement sur la pédale, démarre en douceur.

Il roule lentement, c'est à dire environ douze mètres par seconde (43 km/h), jusqu'à une route plus large, afin d'entrer dans une voie périphérique à la Capitale qui permet une circulation plus rapide : vingt-cinq mètres par seconde (90km/h.)

Sur cette voie à sens unique, il y a des sorties pour les différents quartiers.

Il file à vingt quatre mètres par seconde (87 km/h), entre dans la Capitale, arrive près de l'hôtel, cherche une rue pentue où garer le cabriolet, la batterie qui permet le fonctionnement du démarreur fonctionnait mal.

Il met le frein à main, arrête le moteur, coupe le contact, enclenche la première vitesse 2 et fait descendre ses passagères.

Louis a envie de rester avec elles. C'est le Printemps, les températures deviennent agréables et les plantes bourgeonnent. C'est la première fois qu'il rencontre des êtres venus d'ailleurs. Il s'empresse de leur faire comprendre qu'il les invite à dîner. Ils montent dans la chambre. (Baba fait entrer Louis) Il s'assoit ne sachant trop que dire: il ne connait aucune autre langue que la sienne, langue complexe mais qui a eu une histoire glorieuse malgré sa difficulté.

- S'il vous plaît, puis-je allumer une cigarette de tabac brun ? (fait comprendre Louis)

- Aquí tiene un cenizero. (dit Baba)

- Pourquoi ne prendrions nous pas un maté ? (demande Elda)

- Je le prépare. (répond Baba)

Louis regarde avec curiosité le maté qui ressemble à des fragments de feuilles de houx. Elda le met dans un récipient ovoïde d'environ cent centimètres cube et verse d'abord un peu d'eau presque bouillante. Elle y plonge une pipette de métal en acier inoxydable 3 , Elle rajoute de l'eau jusqu'au bord, met ensuite l'extrémité de la pipette dans sa bouche et aspire un peu, pour goûter. Elle verse à nouveau de l'eau dans la calebasse jusqu'à la formation d'une mousse blanche, puis tend le récipient à Louis. Celui-ci aspire pour ne pas faire mauvaise impression, ce qu'il fait de toute manière en recrachant aussitôt. (tout le monde se met à rire)

- Pardon, c'est très amer.

- Elda est Criola. (dit Laetitia)

- Qu'est-ce que cela veut dire ?

- Simplement qu’elle a du sang indigène et que ses ancêtres utilisaient le maté pour ses vertus reconstituantes.

- Une autre fois nous y ajouterons du sucre.

Marcos, qui quelques heures plus tôt faisait du stop avec les femmes, arrive.

La conversation s'interrompit.

Il parle rapidement dans son dialecte. Elda lui donne la calebasse, y verse de l'eau frémissante à une température d’environ 85 degrés Celsius (Celsius, de son prénom Anders, fut un humain qui vécut au 18ème siècle après Jésus-Christ, prophète qui servait de point de départ au comptage du temps pour des peuples qui avaient suivi sa doctrine sur la planète Terre.)

La Terre ressemblait étrangement à cette troisième planète, mais sa biosphère avait été détruite par 95% de l'espèce humaine qui l'habitait; cette population périt à cause de sa cupidité et de l'abandon des principes de solidarité, fraternité, égalité, liberté et honnêteté. Les 5% d'humains restants, qui durant leur vie, ou une dizaine d'années avant leur mort, s'étaient comportés envers toutes les espèces, selon les préceptes d'amour, de compassion, de pardon, de charité et d'honnêteté, se réveillèrent nus sur cette planète bleue. Après une évolution intellectuelle de centaines de milliers d'années, ils captèrent des supports historiques électroniques, qui avaient été protégés et envoyés dans l'espace vers d'autres galaxies pour démontrer à d'autres êtres plus intelligents que les Terriens et leurs civilisations avaient existé.

Ce qui nous a permis d'apprendre que Celsius était un Terrien très doué pour les mathématiques dès sa jeunesse, et qu'il avait participé à une expédition en Laponie, partie de la Terre qui était très froide avant la disparition de l'espèce humaine.

Le but de cette expédition était de mesurer la longueur d'un degré le long d'un méridien, et comparer le résultat à une expédition semblable près de l'équateur (ligne imaginaire qui sépare les deux hémisphères), et qui démontrait que la forme de la Terre était un ellipsoïde aplati aux deux pôles.

Ses expéditions avaient confirmé la croyance d'un autre grand savant Terrien, Newton, qui vécut une centaine d'années auparavant, et qui déduisit par ses calculs que «les forces qui tiennent les planètes sur leur orbite doivent être inversement proportionnelles au carré de leur distance au centre de leur révolution».

La participation de Celsius à une telle expédition l'avait rendu célèbre, et elle fut suffisamment importante pour intéresser les autorités "suédoises" (c'est à dire de la Suède qui était un pays où vivaient des humains sympathiques, situé entre les longitudes 10° et 25° Est, et au-dessus de la latitude 55° Nord), autorités qui consentirent à lui donner les ressources nécessaires afin de construire un observatoire moderne à "Upsal" (une des villes universitaires les plus ancienne, berceau de cette civilisation.) Terminé en 1741, il était équipé des instruments achetés pendant ses longs voyages à l'étranger. Cet observatoire disposait de la technologie instrumentale la plus moderne à ce moment-là, lui permettant d'effectuer de nombreuses mesures géographiques pour la cartographie suédoise, et de faire noter que la terre des pays nordiques s’élève lentement au-dessus du niveau de la mer, un processus qui avait continué depuis la fonte des glaces de la dernière période glaciaire vers 21000 ± 2000 ans avant Jésus-Christ. Celsius croyait que c'était l'eau qui s'évaporait, alors que d'après Wegener, (un autre savant important ayant vécu sur la Terre au 20ème siècle) la croûte de la Terre serait constituée de plaques en mouvement sur un magma, dont certaines ont créé par subduction des chaînes de montagne de dix mille mètres de hauteur au-dessus du niveau des mers. Le noyau de la Terre de 2400 km de diamètre étant solide et enveloppé par du fer fondu avec une faible proportion de nickel, de carbone, d'oxygène, de silice et de soufre, à une pression de 330 Mpa et à une température d'environ 5000 degrés Celsius.

Pour faire ses observations météorologiques Celsius avait construit son thermomètre célèbre, avec 100 degrés pour le point d'ébullition de l'eau et 0 degré pour le point de sa congélation.


Les habitants bipèdes de la planète bleue réutilisaient tous les savoirs des Terriens, mais malheureusement une partie de ces habitants recommençait à commettre les mêmes erreurs que les Terriens, en utilisant toutes les ressources épuisables sans penser au futur et en se comportant mal entre eux, quelles que soient leur ethnie, leur couleur, leur religion et leur genre.


Ces êtres avaient pourtant été sauvés afin de vivre en parfaite harmonie avec les ressources mises à leur disposition et de développer pour les enfants des enfants de leurs enfants, des technologies leur permettant d'essaimer parmi les étoiles de tous les amas galactiques infinis qui peuvent être figurés comme des grappes d'algues, en perpétuelle multiplication Chacune de ces protubérances contiendrait des centaines de galaxies. Ainsi chaque être trouverait sa place et pourrait devenir immortel !...


Malheureusement, leur Créateur ne changea pas leur structure génétique.

Trop fatigué de voir la destruction de ses belles planètes, il décida, pour ne pas être ridiculisé par son ennemi du début des temps, que c'était sa dernière expérience et il retourna le sablier cosmique....

Il restait peu de temps aux cultures et nations de la planète bleue pour comprendre que c'était leur dernière chance et qu'il fallait absolument opter pour un commerce équitable, l'élimination de la pauvreté et par voie de conséquence de toutes les maladies....


Marcos aspira le maté sans paraître se brûler, tout en écoutant l'invitation à dîner de Louis. Ils partent à pied sur une hauteur de la Capitale et s'arrêtent dans un restaurant décoré de plantes vertes d'où l'on a un magnifique panorama.

Louis fait asseoir ses nouveaux compagnons devant lui, leur propose de choisir pour eux. Il commande une sangria, des coquilles Saint-jacques, une paëlla et des gambas, de la salade avec des noix et des fromages.

Les quatre étrangers mangent de bon appétit ce qui fait plaisir à Louis.

Après le café et les digestifs, Louis demande l'addition et règle par chèque.

Il raccompagne ses amis à l'hôtel, leur demande où ils pensent aller ensuite, puis il revient au cabriolet; comme il ne se juge pas en état de conduire, il ferme sagement capote et portières et s'endort heureux.

Dès l'aurore, il se réveille et rentre rapidement chez lui à Sellia, se déshabille, passe dans la salle de bains, se change et part à l'usine où il travaille comme fraiseur.

Dans l'après-midi, Louis voit le contremaitre et lui dit « je pars demain, mais ne vous inquiétez pas, je terminerai d'usiner ces morceaux de Titane ».....


Sa journée terminée, Louis passe chez un copain, lui confie son cabriolet, prend un taxi jusqu'à une gare située au nord de la Capitale, achète un billet de deuxième classe pour Madretsma via Burliex, et monte dans un train.

Il arrive à une heure à Burliex, traîne dans les rues, écoute le grincement des vieux trams, rencontre le fils d'un roi du pétrole et sympathise.

Ils se présentent dans un bar animé pour boire quelques bières et manger des frites. Mais le patron refuse de les servir, à cause du teint basané de son nouvel ami.

- Que penses-tu faire ? (demande Ali)

- Aller retrouver mes amies.

- Je peux t'emmener dans quelques jours.

- Je préfère partir tout de suite, il doit y avoir un train; si c'est trop long, je partirai en stop.

  • O.K., à un de ces jours, va avec Halla ! (Dieu des Stalmants qui respectent leurs traditions et vivent en général sur des territoires de sables ondulés)


Après quelques heures de train, Louis arrive à l'adresse indiquée par ses amies ; c'est une auberge de jeunesse, mais il ne peut pas s'inscrire car il n'est plus étudiant.

Elda lui indique un hôtel où elle ira lui rendre visite plus tard. L'hôtel se situe sur une place où des femelles s'exposent dans des vitrines.

La chambre est coquette.

A peine a t’il refermé la porte qu’il ôte ses vêtements pour prendre une douche. Ceci fait, il sort de sa valise quelques chemises en coton et un petit fer à repasser.

Elda frappe à la porte:

- Entre.

- Que fais-tu ? Mais ce n'est pas ton travail, laisse-moi faire, allonge-toi sur le lit, tu as l'air fatigué.

Il était en train de l'observer lorsqu'elle se mit à pleurer.

- J'ai brûlé ta chemise gémit-elle en s'approchant comme une chatte.

Louis ne savait trop que faire, il commence à caresser ses longs cheveux châtains, son front large, veut lui faire des câlins... quant Elda se lève d'un bond.

- J'ai rendez-vous avec Marcos, nous nous verrons demain au port.

Louis est désarçonné, il ne comprend pas.

A la suite d'une providence ou d'un hasard, Marcos, Laetitia et Baba avaient fait la connaissance du capitaine d'un cargo qui les avait invités à se rendre dans un port situé à environ 53° 40' de latitude Nord et 10° de longitude Est; il fallait faire encore une cinquantaine de kilomètres pour rencontrer l'embouchure qui donnait sur la Mer du Dron.

De son côté, Elda devait suivre son plan de voyage aérien et prendre l'avion pour retourner dans son pays situé au-delà d'un immense océan en direction du Sud-Ouest.


Louis les embrassa et dit à Elda qu'il la retrouverait lorsqu'elle arriverait à Milona.

Pendant plusieurs jours, Louis voyage en train et en stop. Par malchance il arrive à l''aéroport avec des heures de retard.

Il avait fait une petite pause à la frontière pour voir une tour inclinée depuis sa construction, située à une douzaine de kilomètres de la mer; l'on dit qu'un savant né dans cet endroit était passé par le tribunal de l'Inquisition pour y avoir démontré le principe de la Gravitation . Là, aux abords du Duomo, Louis n'avait pu refuser quelques billets correspondant à deux kilogrammes d'escalopes à un homme très bien habillé : costume gris à fines rayures, cravate, qui lui avait raconté une histoire : "sa femme était à l'hôpital et il devait demander la charité pour nourrir ses six enfants".


Il trouve Elda avec ses bagages dans le hall de l'aérogare. Elle est fâchée d'avoir attendu si longtemps (environ 6 heures) Tout s'arrange et ils sortent de l'aéroport. Des porteurs se bousculent pour prendre leurs valises. Elda parlemente avec un chauffeur de taxi qui les conduit à un hôtel des plus modestes où restait une seule chambre. Ils s'effondrent sur le lit. Malgré la fatigue, Louis essaie d'être tendre...

- Je suis fatiguée et d'abord il faut te laver et te couper les ongles. (Ils dorment)

Le lendemain, Elda entreprend d'aller visiter des musées d'arts, et principalement la cathédrale gothique dont l'extérieur est orné d'environ 135 pinacles et d'environ 2 245 statues de marbre de toutes les époques et l'intérieur plus simple, mais majestueux et pouvant recevoir 40 000 fidèles.

Louis s'excusa de ne pas l'accompagner. Cette cathédrale l'impressionnait. Elle lui paraissait agressive avec toutes ses lances dirigées vers le ciel nuageux.

Il préférait visiter le musée national des Sciences et Techniques où sont exposées de belles maquettes en bois des inventions les plus ingénieuses d'un artiste remarquable ; de vieilles locomotives à vapeur, et quelques-uns des premiers aéroplanes encore loin de la merveilleuse voilure aérodynamique des oiseaux, dont certains peuvent voler à des altitudes de 6000 mètres au-dessus du niveau des océans, parcourir des milliers de kilomètres sans ravitaillement en vol, naviguer de nuit, prendre leur envol dès l'apparition des étoiles qui leur servent de points de repère même si elles se déplacent les unes par rapport aux autres.


Le soir, ils se retrouvèrent dans une galerie immense que Louis trouva très belle: le sol était recouvert de petites pierres de différentes couleurs qui formaient des figures géométriques ; au-dessus de ce sol, un dôme en verre situé environ à 15 mètres de haut.

Ils dînèrent sur place dans un restaurant qui servait une cuisine classique avec un excellent service. Pour le prix qui incluait certainement le décor, le service se devait effectivement d'être hors pair !

Le lendemain, ils prennent un train jusqu'à Ezne.

Louis fait un effort pour partager avec Elda sa découverte de l'architecture des monuments.

- Do you like it ? demande Elda en désignant un pont avec de minuscules maisons cubiques peintes en jaune, orange, avec des fenêtres vertes en porte-à-faux sur la façade des murs au-dessus du fleuve.

Louis ne répondit pas, il ne comprenait pas la question !.. (Il suivait Elda comme certains quadrupèdes suivent leur maître)

Ensuite ils allèrent à Venezda.

Sur la place de San Ocram, ils s'assirent à la terrasse d'un café où des violonistes jouaient des sérénades. Ils commandèrent au garçon deux cafés légers, regardèrent le va-et-vient des touristes et des gondoles. Quant Louis voulut payer, personne ne vint. Comme l'addition lui semblait exagérée, il se leva tranquillement. Il prit Elda par la main, marcha lentement quelques mètres, puis ils se mirent à courir, fendant la foule. Lorsqu'ils s'arrêtèrent enfin, ils éclatèrent de rire. Louis n'avait jamais autant ri depuis sa naissance.

Ils ne purent visiter les musées, sur toutes les portes, des pancartes annonçaient "chiuso".

En revanche, ils allèrent sur une île proche, plus fraîche, qui donne sur une mer limitrophe d'un pays tenu, à l'époque, d'une main de fer.

Ils firent du vélo et quand Elda s'arrêta, Louis en profita pour lui annoncer qu'il retournait dans son pays, n'ayant plus suffisamment d'argent pour aller à Amor et continuer le voyage. Elda nota son adresse sur un morceau de papier, la tendit à Louis. Ils se quittèrent sans observer leur réaction.

Louis partit en stop et passa de nuit dans une ville étonnamment propre. Il fut émerveillé par les mille petites lumières des maisons construites sur les collines surplombant un lac d'environ quinze kilomètres de longueur.

Mon roman en PDF

€ 4.90 

Si vous achetez mon roman  qui  coute moins qu'un  paquet de cigarettes, vous voyagerez et vous passerez un agréable moment quant à moi je serais heureux.   J'aurais  de quoi mieux vivre étant avec la maladie S. L. A.  (Maladie de Charcot)

il est en très bon orthographe  maintenant

  S.V.P. envoyez moi un email  et je vous l'enverrai de suite avec les corrections .

Quelques remarques de mes lectrices et lecteurs.

C’est un des livres les plus originaux que j’ai lu !

Madame M-Y. B.

 

C'est un livre qui nous emporte !

Madame G.P

 

C'est un livre fort instructif !

                    Monsieur G.R.